Dimanche 16 Novembre 2014

Cinq heures du matin, dimanche, debout les campeurs et hauts les coeurs…enfin on est moyennement réveillés mais quand on voit le soleil sortir au dessus des montagnes on se dit que ça va falloir le coup. Nous faisons un bon petit déjeuner car ce matin c’est 20 km de kayak, 5 h en tout jusqu’à la Mer de Tasman…et Emilie n’en a jamais fait ce qui devrait pimenter l’affaire. Nous avons rendez-vous avec Adam, notre guide, à 6 h…mais en fait on a du mal comprendre car en fait c’est à 6h30. On va dire que j’avais du mal comprendre l’accent kiwi…ce n’est pas bien grave et nous partons ensuite pour la base nautique située au début du Fiord. Adam est super sympa et nous fait habiller avec les vêtements qui vont bien (polaires et imperméables) le tout en mettant la musique à fond…tiens du C2C même en NZ ! La musique frenchie s’exporte bien, et pas que Mireille Mathieu.

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On fait connaissance avec nos embarcations et hop à l’eau. Avec la pluie de la veille nous avons beaucoup de chance car les sandflies, la plaie du Fiord, sont absentes. Ce sont des petits insectes dont la piqure très désagréable démange énormément et peu s’infecter…mais on ne va pas s’en plaindre si on ne les voit pas. La légende Maorie expliquée par Adam: « les dieux ont crée le Milford Sound pour être un des plus bel endroit au monde…mais pour éviter que tout les hommes en profitent  ils ont créé les Sandflies ! » Il règne un calme fabuleux sur le Sound, pas un bruit ne vient perturber la nature et avec la brume sur l’eau cela donne un côté magique à notre départ…Adam connaît le Fiord comme sa poche, il est bourré d’anecdotes (et de bêtises) sur le Fiord, sa géologie, sa faune et sa flore…il faut dire qu’il y a de quoi être passionné car c’est vraiment un job sympa de naviguer sur le Milford Sound. Nous sommes seulement 3 bateaux plus Adam, le  Fiord est réellement à nous. Les bateaux de croisières qui en journée font un ballet incessant ne débutent leur activité qu’à 9h ce qui nous laisse un peu de tranquillité.

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Le spectacle est grandiose car avec les pluies de la veille de nombreuses chutes d’eau coulent à torrent au dessus de nous et les sommets sont saupoudrés d’une petite couche de neige…finalement le mauvais temps de la veille en valait la peine ! Adam s’amuse à nous faire passer sous les chutes d’eau, ça devient impressionnant quand on passe sous une de plus 50 mètres qui éjecte le bateau ! En chemin nous allons rencontrer une bonne partie de la faune du Fiord: des otaries à fourrures qui se dorent la pilule, des dauphins et même des pingouins crêtés. On a du mal à s’imaginer le spectacle qui s’offre à nous ! C’est difficile de décrire tout ça, le mieux est encore d’y aller ! On devise avec Adam et on partage notre passion commune pour la bière (!!) et sa fabrication…super facile en NZ car on trouve les ingrédients en supermarché. La vue sur les montagnes est fabuleuse,vraiment le kayak est la meilleure manière de découvrir ce site fabuleux…effectivement ça pourrait bien être la 8ieme merveille du monde (c’est Oscar Wilde qui le disait mais en même temps il ne connaissait pas la Corrèze sinon il aurait changé d’avis). Au loin nous apercevons Stirling Falls, une chute d’eau de presque 150 metres de hauteurs…sauf que dans cette immensité on dirait une petite douchette ! P1070805_wm

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Plus nous nous approchons de la Mer de Tasman plus le vent se lève et avec lui les vagues…ça devient nettement plus compliqué de naviguer et on se serre les coudes (et les kayaks) pour faire front. Finalement on est plutôt content de voir arriver le bateau qui nous ramènera au point de départ même si le retour est forcément trop court car on aimerait profiter du spectacle plus longtemps. A peine débarqués et après un gros sandwich nous reprenons la route de la veille pour revenir vers Te Anau…et là bizarrement sous le soleil le paysage est nettement plus sympa !

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Nous nous arrêtons en chemin à The Chasm, une chute d’eau impressionnante creusée dans la roche par la force du courant. Nous en profitons pour faire connaissance avec le Kea, un perroquet endémique de NZ, très intelligent et espiègle…mais surtout glouton qui adore les joints de portes et les balais d’essuie-glace. D’ailleurs à peine le temps de faire une photo que notre copain se fait un tartare avec notre joint de portière.
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La suite du chemin nous emmène au départ d’une des Great Walk de NZ, mais n’ayant que peu de temps nous allons juste en faire le début. Nous stoppons donc au pied de la vallée de Hollyford et nous allons monter jusqu’à Key Summit, un point de vue majestueux sur toute la vallée et les montagnes avoisinantes. Avec la pluie de la veille nous amorçons la montée au milieu d’une foret dense et humide, encore une fois les aménagements sont excellents, et après 45 min d’ascension nous arrivons jusqu’au plateau de Key Summit. La végétation est ici particulière, du genre steppe aride et les arbres tortueux donne un aspect « Tim Burton » à la forêt.

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La vue est fabuleuse, nous rencontrons en haut des françaises qui immortalisent avec nous le paysage. La redescente se fait d’habitude pour nous en mode traileurs et nous prenons ensuite la route pour Te Anau voire plus si la fatigue n’est pas trop importante…et en fait si ! La journée étant bien remplie on commence à accuser le coup ! En chemin nous voyons encore une fois des paysages magnifiques, nous aimerions nous arrêter mais le temps nous manque…c’est d’ailleurs un des grands regrets de notre voyage, nous aurions aimé tout voir mais la NZ est tellement belle qu’il faudrait des mois. Du coup nous avons quelquefois survolé ou même fait l’impasse sur certaines choses. Il faudra donc y revenir pour finir le voyage !

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Nous passons finalement Te Anau et faisons route vers Queenstown où j’ai prévu que l’on passe la journée de demain…viens donc le moment difficile de la recherche du coin « dodo », et ici c’est pas gagné car il n’y a pas grand chose. C’est finalement un peu fatigué que je m’arrête sur une aire de repos très sympa au milieu des collines de pâturages…et comme d’habitude nous sommes bientôt accompagnés par d’autres camping-cars qui aiment bien la compagnie !

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Ce soir pour fêter ça je fais un méga-steak NéoZ à Emilie (la découpe de viande en NZ est assez particulière, rien en dessous de 3 cm d’épaisseur !), sauf qu’avec notre petit feu ça met une demi-heure…et en plus c’est bien saignant ! Je sors faire la photo du soir pour le souvenir et c’est la tête pleine d’images fabuleuses que nous nous endormons…rapidement après la journée de dingue !

Un aperçu de nos aventures:

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Samedi 15 Novembre 2014

Après nos aventures mouvementées du soir nous espérions une nuit réparatrice…mais les conditions météo en ont décidé autrement. Une bonne grosse pluie et un vent à renverser un camping-car plus exactement. Et il faut bien dire qu’en Nouvelle-Zélande il ne pleut pas des petits crachins…la pluie dans un camping-car c’est rigolo cinq minutes, il y a un petit côté youkaïdi youkaïda on dort sous la tente…puis ça devient vite insupportable quand tu ne peux pas dormir de la nuit ! Bref au réveil je m’empresse de sortir de l’engin pour aller évaluer les conditions du terrain pour éviter une nouvelle mésaventure style embourbage.  Tout étant ok nous sortons prudemment de notre aire et prenons la route vers Te Anau via Lumsden. Au programme 1h30 de route à travers de grands pâturages puis, passé Lumsden, au milieu d’un parc naturel recouvert de Red Tussocks, une plante endémique de NZ qui donne un côté steppe aride aux paysages. Ceux ci sont magnifiques avec en arrière plan les contreforts du Fiordland et des Alpes.

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Malheureusement le temps n’est pas de la partie et la vue se bouche progressivement. Nous arrivons par la suite à Te Anau, située au bord du lac Te Anau, la porte d’entrée du Fiordland et centre névralgique des nombreuses activités de la région. Pour ma part j’ai préparé une surprise à Emilie et réservé une sortie en kayak sur le Milford Sound, qui se situe à 120 kms de Te Anau au bout d’une route majestueuse. Enfin vue le temps pourri la majestuosité risque d’en prendre un coup. L’arrêt à Te Anau est relativement rapide car entre le froid, la pluie et le vent on a pas le coeur à visiter la ville. Juste un arrêt au bureau de Rosco’s Milford Kayak pour confirmer la sortie de demain…j’ai un peu peur quand je vois les conditions du jour et encore plus quand la secrétaire de Rosco nous dit que les chaînes sont fortement conseillées pour accéder au Sound ! J’avais initialement prévu de nous arrêter sur le chemin vers le Milford Sound pour faire une ou plusieurs randonnées mais devant le temps (et le regard un peu dépité d’Emilie qui rêve d’une vraie douche bien chaude) nous faisons route directement vers Milford Sound. Cette « Scenic Route » de 120 kms est sans issue, elle traverse le Fiordland pour déboucher sur le majestueux Milford Sound, en maori piopiotahi, la huitième merveille du monde selon R.Kipling, l’auteur du Livre de la Jungle. Les fiords néo-zélandais (en NZ on dit fiord et non pas fjord !) sont différents de ceux trouvés, par exemple, en Norvège. En effet d’habitude ce sont des avancés de mer dans les terres alors qu’en Nouvelle-Zélande ce sont des glaciers qui ont creusés de larges vallées puis qui, en fondant, ont remplis ces vallées d’eau. Il en résulte des paysages bien différents de ceux trouvés en Norvège avec des a-pics vertigineux qui se jettent dans la Mer de Tasman.

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Après un bon plein chez Z nous permettant de faire l’aller retour (et d’avoir notre petit jouet pour Camille), nous prenons la route direction Milford Sound Lodge où nous avons décidé de passer la nuit…alors certes la route est belle mais sous la pluie et la grisaille c’est nettement moins sympa ! Nous serpentons dans une vallée magnifique mais le ciel étant très bas on devine à peine les montagnes qui nous surplombent. La route nous conduit à travers une forêt luxuriante façon Amazonie puis de grandes plaines couvertes de tussock.

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Et après la pluie vient…la neige. Il nous manquait plus que ça pour faire réellement « montagne ». A l’approche du Homer Tunnel qui marque l’entrée dans la dernière partie du trajet ce sont de gros flocons qui tombent et je me dis que chaîner un engin de 4 tonnes va être sympathique…heureusement la redescente vers le Fiord est plus calme et nous arrivons juste (!) sous une averse. J’ai de gros doutes pour la sortie kayak du lendemain !

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Un léger doute dans les yeux d’Emilie…va-t-on devoir finir en ski ?!

Nous stoppons au Milford Lodge où nous prenons un emplacement pour le camping-car avec l’électricité ce qui nous permet de mettre le chauffage céramique fourni…ben c’est bien ! Devant le temps maussade nous faisons juste un petit tour vers l’embarcadere du Milford Sound et malgré le plafond bas le site est grandiose…le Fiordland peut s’enorgueillir d’être un des endroits au monde où il pleut le plus (200 jours par an) mais ici c’est plutôt un avantage. La végétation est luxuriante et de nombreuses chutes d’eau se forme avec la pluie, se jetant dans le Milford Sound d’une hauteur vertigineuse (plus de 150 metres). Cela se vérifie car avec la pluie du jour ce sont des dizaines de cascades qui se jettent du haut des falaises qui entourent notre camping…c’est magique ! Après cette petite sortie sous la pluie nous regagnons le camping et nous bénissons les standards néoZ en matière de confort et d’accueil…tout est propre, accueillant…et la bière est fraîche ! Que demander de plus !

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« Quelle bonne idée ces vacances au soleil ! »

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Remarquez la mine réjouie d’Emilie

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Le Weka…sorte de poule sans ailes

J’en profite pour faire un peu de vraie cuisine dans notre bolide: au menu poêlée de crevettes lait de coco citron vert. Bon l’avantage c’est qu’on va sentir la crevette toute la nuit dans le camping-car !

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Joel Robuchon vous propose ce soir…

Ce soir c’est premier petit coup de blues pour Emilie qui aimerait bien voir sa fifille !!!! La pluie se calme avec la fin du jour et finalement nous en venons à être optimiste pour demain ! Le coucher se fait relativement tôt après avoir préparé nos affaires car demain c’est 20 kms de kayak debout 5 h ! Vive les vacances !

La route du jour:

Vendredi 14 Novembre 2014

Après un réveil bien matinal dû à un coq matinal lui aussi nous voici donc prêt pour un petit déjeuner dans le cadre idyllique du bord du Pacifique…je sors ensuite pour profiter d’une ballade sur la plage dans la quiétude du début de journée. Le soleil sur le Pacifique donne des reflets dorés à la nature environnante…juste magnifique comme toujours en NZ !

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Nous prenons ensuite la route pour rejoindre Dunedin et la péninsule d’Otago via la côte Est…environ une heure de route à travers un paysage de collines verdoyantes et de petits villages de bord de mer nichés dans des petites criques. Nous voici donc rapidement arrivé à Dunedin, plus grande ville de la région et siège de l’université d’Otago, plus grande et plus ancienne université de Nouvelle Zélande. Nous ne faisons que passer car nous allons, avant de visiter la ville, faire le tour de la péninsule d’Otago qui s’élance dans le Pacifique au départ de Dunedin. Il s’agit d’une avancée de collines verdoyantes, de criques et de grandes plages de sables fins…c’est également une côte très sauvage connue pour sa faune diverse. Nous prenons pour cela la Scenic Route sommitale qui nous permet d’avoir une vue sur plongeante sur les 2 côtés de la péninsule. Le début de la montée nous fait également passer dans les « beaux quartiers » de Dunedin où l’on se verrait bien vivre ! Il y a un petit côté San Francisco que nous retrouverons également plus tard dans notre périple.

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Après quelques minutes (et beaucoup de photos!) nous amorçons la descente vers Sandfly Bay, une grande plage de sable fin de presque 1km de long…et au moment de l’aborder nous sommes seul…ah le bonheur de partir hors saison ! Nous nous garons sur le parking surplombant la plage et nous faisons une descente version glissade dans les dunes.

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Arrivés en bas, la plage est pour nous 2 seulement…et quelques rochers noirs au milieu de la plage qui bougent vraiment pas comme des rochers. Faut dire qu’en fait ce sont des lions de mer ! Nous tentons de faire connaissance avec une femelle qui se tape un roupillon magistral au milieu du passage…mais en fait on doit pas parler lion de mer ou bien elle aimait pas les français (rapport au Rainbow Warrior) parce qu’elle nous a magistralement snobé. Tant pis on continu notre ballade et le spectacle continu avec des otaries à fourrure, des oiseaux huîtriers et d’autres lions de mer. C’est étrange comme sensation et surtout fabuleux d’être seul sur cette plage avec juste la nature pour nous accompagner…le genre de truc qui t’arrive rarement sur la Croisette.

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Nous remontons à travers les dunes jusqu’au camping-car et nous sommes encore une fois accompagnés par les moutons (qui eux sont potes avec les lions de mer) Nous poursuivons le tour de la presqu’île, le paysage est fabuleux, nous avons une vue sur toutes les petites criques et les pâturages qui les surmontent. Il y a un petit côté Irlande ici.

Nous regagnons Dunedin, petite ville avec quelques attractions sympathiques…mais rien qui nous passionne du coup vu le temps maussade nous allons vite en faire le tour…il y a une grande influence écossaise, d’où le nom, ainsi que dans l’architecture. J’en profite pour déguster le plat national néo-zélandais: le fish and chips accompagné de sa pinte ! Juste une parce que la maréchaussée ne rigole pas vraiment avec l’alcool au volant.

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La suite de notre périple doit nous amener aux Catlins, une région côtière sauvage. Malheureusement la route est longue et pour la première fois du voyage je commence à en avoir ras le volant. Le chemin est de plus monotone et le temps bof…nous faisons route vers de le phare de Nugget Point, lieu mythique pour les maoris et sanctuaire animal. Les derniers kms sont en gravel road ce qui ajoute encore un peu à la fatigue.

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Heureusement le spectacle en vaut la peine, le phare se situe sur un promontoire qui s’avance vers la mer de façon grandiose, on comprend pourquoi ce lieu est vénéré par les maoris. Au pied des falaises se prélasse une colonie d’otarie à fourrure qui doit se demander ce que font ces 2 zozos alors qu’il fait un temps de …on profite du spectacle de ces rochers éparpillés dans la mer (les Nuggets) et du bruit et de la fureur du Pacifique.

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Nous allons ensuite reprendre la route pour essayer de nous approcher de Te Anau, où nous avons prévu d’être demain. J’en ai toujours un peu marre mais je continue la route, qui est un peu monotone…ou c’est la fatigue qui la rend comme ça ! Emilie commence elle aussi a trouver le temps long du coup vers 19h je mets le clignotant peu après Gore, la capitale de la pêche (c’est ce que proclame fièrement la truite de 20 metres de haut à l’entrée du village). Et là c’est le drame…

En effet nous nous arrêtons sur une petite aire de repos en bord de route, très sympa…mais recouverte d’une bonne couche de gravillons bien meuble et mouillée. Et là forcement je vais faire la manoeuvre de trop…et paf le camping-car embourbé. Ce que l’on appelle un grand moment de solitude…on se voit déjà appeler la dépanneuse. Emilie a l’idée géniale de pousser le camping-car…qui doit faire 3 ou 4 tonnes. Camping-car 1 Emilie 0…

Et c’est alors que nous allons voir ce que nous devinions depuis le début du voyage: la gentillesse des NéoZ n’a pas de limite ! En effet après 15 minutes nous voyons une voiture s’arrêter, sans qu’on le demande. Quatre jeunes en sortent et voyant la situation nous aide à pousser le bestiaux…qui ne bouge pas d’un iota. Ils nous expliquent alors qu’ils n’habitent pas loin et qu’ils vont revenir avec ce qu’il faut…les voila partis et là on se dit qu’on ne les verra plus, qu’ils se sont moqués de nous. Réaction débile car 5 minutes nous les voyons revenir avec des sangles…et hop le camping-car sort de la boue ! Nous discutons un peu avec eux et nous les remercions de tout notre coeur mais ils ne veulent rien en échange…cette situation résume bien l’état d’esprit des Kiwis, un mélange de sympathie, de sincérité et d’écoute de l’autre que j’aimerais bien trouver plus souvent en France…les Kiwis ne sont pas méfiants, ils sont ouverts à l’autre et curieux comme malheureusement nous ne sommes plus…

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Le lieu du crime…

Après toutes ces émotions je me gare un peu plus loin en vérifiant bien le terrain…et on déguste une bonne bière Monteith’s pour se remettre ! La suite au prochain numéro…

Un petit aperçu du -long- parcours du jour: